1. Analyse sanguine systématique : Dépister l'ensemble des substances altérant la conduite
Le droit positif français encadre très strictement le dépistage de l’imprégnation alcoolique et des stupéfiants (articles L. 234-1 et L. 235-1 du Code de la route). En cas d’accident mortel ou corporel, ces recherches sont de plein droit. Cependant, le législateur occulte une faille majeure de santé publique : l’impact des molécules médicamenteuses psychotropes licites sur l’aptitude à la conduite.
Une obligation légale stricte
Nous exigeons qu'au-delà d'une simple directive, l'analyse sanguine systématique et complète devienne une mesure OBLIGATOIRE en droit français, en particulier lors de chaque accident mortel. Cette obligation doit légalement contraindre la recherche de toutes substances psychoactives, molécules chimiques ou traitements médicamenteux incompatibles avec la conduite (exemples : antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques). Aucun flou médical ne doit pouvoir exonérer la responsabilité d'un conducteur.
Le vide juridique à combler
Si l'article L. 235-1 réprime la conduite après usage de substances classées comme stupéfiants, l'usage de médicaments à marge thérapeutique étroite (médicaments de niveaux 2 et 3, fixés par l'arrêté du 13 mars 2017) n'entraîne des sanctions pénales que s'il est prouvé qu'il qualifie une "mise en danger délibérée" (article 223-1 du Code pénal).
Les molécules visées
Les examens doivent rechercher obligatoirement la présence d'anxiolytiques (benzodiazépines), d'antidépresseurs de troisième génération ou d'hypnotiques puissants (somnifères), dont les effets de somnolence et d'allongement du temps de réaction équivalent parfois à une alcoolémie délictuelle.